Etat de l'endiguement
au cours des siécles à Ré.
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A l'origine
des marais de l'île de Ré
Jusqu’au Moyen Age, l’île de Ré était composée d’îlots: Ré, le plus grand, qui
correspond à la partie sud de l’île actuelle et les îlots d’Ars et de Loix (l’îlot
des Portes s’étant rattaché à celui d’Ars dés le premier millénaire). Peu à peu,
les passes entre ces différents îlots se sont comblées par le dépôt naturel d’alluvions
argileux: le bri. Ainsi se mirent en place, grâce à ces sédiments imperméables
et à des conditions climatiques propices, les éléments favorables à la création
des marais salants rétais. Pour cela, ces terrains ont été gagnés sur la mer
grâce à l’édification de levées préservant ces prises de la montée des
eaux lors des grandes marées (voir notre carte ci contre).
Bien que les premiers marais salants rétais aient vraisemblablement été bâtis
dés le XIIème siècle par les moines de l’abbaye de Saint Michel en l’Herm, seigneurs
des îlots d’Ars et de Loix, l’activité salicole n’a réellement pris son essor
qu’à partir du XVème siècle. Au XIXème siècle, il y a 1550 hectares de marais
salants en activité (soit 18% de la surface de l’île de Ré). C’est alors l’apogée
de la production salicole qui atteint plus de 30 000 tonnes par an et qui assure
une grande part de la richesse de l’île.
A partir des années 1850, commence une longue période de déclin et d’abandon
d’une grande partie des marais salants rétais. Le manque d’entretien des levées
protégeant les prises entraîne la perte de certains marais à nouveau envahis
par la mer. A l’aube des années 1990, les sauniers rétais semblaient voués à
disparaître. Fort heureusement, depuis une dizaine d’années, une politique active
de relance de l’exploitation salicole a permis à de jeunes producteurs de s’installer
et de remettre en état des marais abandonnés, perpétuant ainsi ces savoirs-faire
séculaires.
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